La liste de Jillian pour être heureuse

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La liste de Jillian pour être heureuse

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Romance Feel Good

Vera Anne Robin

18,96 €

Très jeune, Jillian avait établi une liste des choses à obtenir dans la vie, un peu comme une recette du bonheur… Cette idée lui était venue de sa psy qu’elle avait commencé à consulter l’année de ses quinze ans. Au lieu de noter ses pensées dans un journal comme cela lui avait été conseillé, pourquoi ne pas y consigner toutes les choses qu’elle devrait faire pour atteindre la perfection ?
Jillian a tout pour être heureuse : une famille aimante, un mari parfait, des amies bienveillantes et un emploi prometteur. Bref, elle a coché toutes les cases de sa liste pour avoir une vie parfaite. Toutefois, elle sent que son mariage n’est pas au mieux : son mari est absent et coupe court à toute discussion. Prise par son travail de journaliste, elle n’a pas vraiment le temps d’approfondir ce malaise.
C’est au retour d’un reportage chaotique en Guadeloupe que toute sa vie va brusquement basculer. Jillian va devoir faire face à des événements aussi graves qu’imprévisibles, elle qui a toujours tout planifié, comment s’en sortira-t-elle !

Plus de détails

  • Livre papier
  • Numérique (Epub)

Extrait :

Très jeune, Jillian avait établi une liste des choses à obtenir dans la vie, un peu comme une recette du bonheur. Cette idée lui était venue par sa psy qu’elle avait commencé à consulter l’année de ses quinze ans. À l’époque, Nana, sa grand-mère, l’avait un peu forcée à suivre une thérapie à cause de ce qui s’était passé avec sa mère et, maintenant qu’elle était adulte, elle reconnaissait qu’elle avait eu raison.

Mais la Jilly adolescente avait été réticente, elle se trouvait la plus raisonnable de ce qui restait de leur famille (si l’on regardait son frère et son père).

— Je le sais très bien, ma chérie ! lui avait répondu Nana quand elle le lui avait fait remarquer. Mais tu te montres justement trop détachée, trop… froide…

— Je ne suis pas froide ! s’était exclamée Jilly, vexée.

— Pas au sens où tu l’entends. Mais tu n’as que quinze ans et aucune ado normale ne passe autant de temps à la bibliothèque.

— Donc tu voudrais que je te mente pour sortir en douce et que je me maquille comme une…

— Jillian Keller, ne sois pas vulgaire ! l’avait coupée Nana sévèrement. Et ce n’est pas ce que j’ai dit ! Je sais très bien que j’ai de la chance que tu sois une jeune fille aussi sensée, tu aurais eu toutes les raisons de… enfin de te rebeller et de vouloir faire toutes les bêtises que font généralement les ados.

— Ou d’être comme Aidan ?

Nana avait pincé les lèvres, mais n’avait pas relevé la pique sur son frère, et Jilly s’en était un peu voulu. Elle savait que le cas d’Aidan la préoccupait beaucoup.

— Le fait est, avait-elle repris calmement, que j’estime que tu devrais voir quelqu’un, un professionnel. J’en suis même sûre. Aidan le devrait aussi, mais… enfin, c’est une autre histoire… et ton père est d’accord avec moi…

Jilly avait failli lever les yeux au ciel, mais s’était retenue.

C’est ainsi qu’elle avait consulté la docteur Meredith Sinclair deux fois par mois à partir de cette dernière année au collège. La docteur Sinclair était comme… Enfin, c’était une relation difficile à décrire quand on voyait une psy depuis aussi longtemps, mais disons qu’elle l’avait beaucoup aidée et qu’elle avait été un vrai point de repère. Adulte, Jilly n’avait tout simplement pas cessé de la consulter, ses séances avec elle faisaient partie intégrante de sa vie, de son quotidien, et elle n’imaginait pas ne pas demander l’avis de Meredith avant chacune de ses décisions importantes (qui correspondaient généralement à ce qui se trouvait sur sa liste).

À l’époque donc, cette dernière lui avait alors conseillé de noter ses pensées dans un journal, lui disant que cela lui permettrait de mieux s’analyser et de prendre du recul sur elle-même. Jillian avait tenté de s’y mettre, mais ce n’était pas son truc. Elle assimilait un peu l’idée de tenir son journal, au fait « d’expier » quelque chose, d’extérioriser un certain mal-être sur le papier. Et donc elle ne voyait pas l’intérêt en ce qui la concernait, elle était parfaitement équilibrée ! Pourquoi aurait-elle besoin de se confier à un carnet rose ? D’ailleurs, on le voyait bien dans la littérature, les journaux intimes n’étaient jamais très gais (même celui de Bridget Jones, quoi qu’on en dise ! Elle venait de le terminer et maintenant elle avait peur de devenir une adulte célibataire, et aussi des bergers allemands !). Et puis pourquoi aurait-elle besoin de mettre ses pensées par écrit ? Elle qui avait un esprit très organisé.

C’est alors qu’une tout autre idée était née dans la tête de Jilly : pourquoi ne pas noter dans ce journal toutes les choses qu’elle devrait faire pour atteindre la perfection ?

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