Et à la fin...

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Et à la fin...

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Romance contemporaine

Stéphanie Jean-Louis

17,05 €

Kathleen n'a jamais eu une existence facile. Petite, elle a dû se battre contre la vie, quitte à parfois prendre des risques. Au grand dam de son entourage, « cette tête brûlée » entend bien mener à terme l'objectif qu'elle s'est fixée avant de mourir.
Même si revenir en arrière peut s'avérer décevant, « Kate » le sait : « Les batailles de la vie sont menées par ceux qui n'abandonnent jamais »
De plus, elle veut que cet homme connu jadis, tienne sa promesse.
Lui, le seul qui fait battre son cœur depuis ses cinq ans.
Et à la fin, peut-on aimer malgré la fatalité ?

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  • Livre papier
  • Numérique (Epub)

Extrait :

— Kate ! Tu as fini ma puce ?
J’ouvre la porte de la salle de bains, déjà essoufflée. Le moindre effort devient de plus en plus difficile. Munie de ma béquille, j’avance vers le salon, pour faire face à ma mère : Abigaëlle. Brillante avocate, elle a mis sa vie entre parenthèses à ma naissance. Alors depuis vingt ans, elle s’occupe de sa fille chérie.
Sa fille chérie mourante, plus précisément.
— Me voilà. J’ai mis cinq minutes de moins que d’habitude ce matin. Youhou !
Abigaëlle fronce les sourcils et me tend mon verre de jus d’orange. Je cale ma béquille sur le bord du plan de travail et attrape les médicaments entreposés dessus. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Petite, cela m’amusait de les comparer à des bonbons.
— Personne ne te demande d’être plus rapide chaque jour, sermonne Abigaëlle.
Quand j’ai eu l’âge de raison, j’ai cessé de l’appeler maman. Ce terme affectueux ne m’était pas destiné. Comme toute mère, elle m’a appris à l’appeler ainsi. Mais dès que j’ai su son prénom, j’ai mis une certaine distance entre elle et moi. Inutile de se prendre la tête avec ce mot. Finalement, on sait comment l’histoire se finit. Alors pas d’attache. Jamais. Avec personne.
Au bout de dix minutes, les médicaments sont ingurgités. C’est le rituel du matin.
— Comment te sens-tu ?
Je récupère ma béquille et fixe Abigaëlle dans les yeux.
— Toujours comme quelqu’un qui va crever. Et toi ?
Elle soupire, alors j’enchaîne :
— À ton avis ? Tu penses que ma réponse va changer ? Hier et avant-hier et depuis ma naissance, c’est pareil. Alors, arrête de...
— Pardon, me coupe-t-elle. Tu as raison, mon bébé, je...
Sans la laisser terminer sa phrase, je traverse le salon en vitesse et sors sous le porche. Essoufflée, je reprends ma respiration. Inspiration, expiration. Lentement. Le soleil est au rendez-vous et ses rayons caressent ma peau hâlée. L’été est ma saison préférée. Même si la chaleur me fatigue davantage, les jours sont à rallonge et les gens de bonne humeur.

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